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jeudi 10 mai 2018

[Bref] Youtube élimine des vidéos de vape, après celles sur le CBD

Ce matin, Youtube a effacé sa revue sur la vapoteuse Juul puis bloqué toute nouvelle publication pour trois mois en punition de la chaîne Daily Vape TV. "Nous avons déterminer qu'elle violait notre charte", se borne à dire en guise d'explication Youtube dans son message au reviewer. Aucun avertissement préalable ne lui a été signifié avant cette décision. Depuis quelques mois, des rumeurs circulent sur la préparation d'une chasse contre les vidéos sur la vape de la part de la plateforme américaine de vidéo en ligne. L'offensive semble être déclenchée, sans que personne ne sache qu'elle va être sa portée ni ses critères pour laisser ou éliminer les vidéos et les chaînes. L'hystérie américaine contre la Juul qui a pris 55% du marché du vapotage en kiosque - qui ne représente cependant qu'environ 20% du marché global du vapotage aux USA -, aux produits des cigarettiers n'est probablement pas étrangère à ce blocage. Même si aucune explication claire de Youtube ne permet de savoir les raisons réelles du blocage de la vidéo de Daily Vape TV.

Cannabis et France Télévision auparavant

Ces dernières semaines, Youtube a déjà effacé un nombre considérable de vidéos informatives sur le CBD sans que personne ne sache les raisons de cette razzia, ni les critères de censure. "Les motifs de YouTube [pour fermer des comptes] ne sont pas non plus clairs pour les créateurs des chaînes. La communication est difficile, voire impossible", explique le site Leafly ce 24 avril. Un chroniqueur explique que la plateforme ne laisse que 500 caractères pour expliquer son opposition aux décisions de Youtube. "Il semble que  ce soit des bots qui examinent les appels, parce qu'ils sont renvoyés en quelques minutes", précise Kord Tagley, un autre reviewer victime de la censure sans avertissement de Youtube ces dernières semaines.

Du côté des créateurs de vidéos sur les questions liées au cannabis, plusieurs ont émigré vers des plateformes avec moins de censure arbitraire, telles que Rutube.ru, dailymotion.com, la chaîne réservée aux adultes pornhub.com ou spécialement dédiées au cannabis comme TheWeedTube.com.

Auparavant, Youtube avait déjà éliminé des reportages sur l'arrêt tabagique et la réduction des risques avec la vape à la demande de France Télévision, probablement en raison de la loi Touraine de censure contre le vapotage en France. 




lundi 4 septembre 2017

[Expresso] Alors qu'il amende des vapoteurs sur internet, l'Etat belge vend de la vape en ligne

A 19€ le kit débutant Justfog Q16, le tarif est très concurrentiel. L’incongruité est que le vendeur en ligne est non seulement belge, mais que c'est l'Etat belge lui-même. Précisément, le site du ministère des finances Finshop.belgium.be qui violait ainsi l'Arrêté Royal entré en vigueur le 17 janvier dernier interdisant, entre autres restrictions, la vente de produits de vapotage à distance. Alerté par un de leur auditeur, la chaîne VTM-Nieuws s'est étonnée hier de cette étrange vente. Le ministère des finances a retiré l'article de sa page de vente et s'est excusé. "L'erreur est humaine", explique Francis Adyns, porte-parole du Ministère des finances, à la télé flamande (vidéo plus bas). Il annonce que les clients seront remboursés à défaut de pouvoir vapoter et arrêter de fumer avec ce kit pour débutant. 

Menaces et amende pour les vapoteurs sur internet

Cette anecdote intervient alors l'Etat a lancé ces dernières semaines une offensive très agressive contre la vape belge sur internet. Des groupes d'entraide et des chroniqueurs ont d'abord été menacés au cas où ils continueraient de publier sur le vapotage. Puis la semaine dernière, un compte facebook lié aux magasins e-life.be était amendé de 40'000 €. Le Ministère de la santé a refusé tout commentaire à la fois sur cette vague de répression et sur les ventes du Ministère des finances. Les services de Maggie de Block ont toutefois annoncé qu'ils allaient communiquer sur les règles belges de censure contre le vapotage sur internet cette semaine.

Une politique incompréhensible

Comme l'illustre cette mise en vente sur Finshop.belgium.be, même les fonctionnaires ne saisissent pas l'absurdité de la politique anti-vape en Belgique. Les services de Maggie de Block chassent avec plus d'ardeur les vapoteurs qu'ils n'agissent pour réduire le tabagisme. Ceci alors que son collègue Ministre des Finances, Johann Van Overtveltd, espère une relance des ventes de cigarettes pour remplir les caisses de l'Etat. Il estime à 151 € millions le manque à gagner en 2016 sur les taxes du tabac. Au moment où le vapotage, profitant de la légalisation par le Conseil d'Etat de la vente de liquides nicotinés en 2016, a permis à des centaines de milliers de belges de s'évader du tabagisme. 

Mais qui vise à relancer les ventes de cigarettes

Soutenu par une récente campagne passablement fumeuse du quotidien le Soir, le Ministre des finances planche sur l'instauration d'une taxe punitive contre les vapoteurs. Un débat sur la radio RTBF 1ère a donné à ce sujet la parole à Luk Joossens, sociologue anti-tabac, Tanguy Doucenet, de l'Union Belge pour la Vape (UBV-BDB) et du psychiatre Vincent Lustygier le 25 août. Les propos de ce dernier en direct sont sensiblement différents que ceux que lui avait attribué la veille le quotidien bruxellois, connu pour sa haine des vapoteurs. Du côté des défenseurs du vapotage, le recueil de fonds pour porter la contestation de l'Arrêté Royal en justice se poursuit sous la forme de ventes de T-shirts.

Bekijk meer video's van vtmnieuws op nieuws.vtm.be


mardi 22 août 2017

Belgique : 40'000 € d'amende pour la page facebook E-life

"Après 18 ans de tabagisme, j'ai arrêté depuis un mois grâce à la vape. J'aurais dû le faire bien plus tôt. Merci pour votre service et vos explications à chaque fois". Youri, à l'instar de dizaines d'autres vapoteurs flamands, témoigne de son soutien au facebook de E-life.be depuis cet après-midi. L'élan de sympathie pour le compte a été déclenché par une amende de 40'000€ infligée pour "publicité en ligne" par le Service Public Fédéral Santé (SPF). Un inspecteur a dressé un procès-verbal pour l'infraction sur la base de l'Arrêté Royal du 19 mai dernier, précise le courrier en recommandé du SPF. "Depuis 18 mois, nous faisons de notre mieux pour vous aider à arrêter de fumer et vous conseiller sur l'utilisation du vapotage. (...) Pour fêter cet anniversaire, le SPF nous a envoyé un cadeau. Il n'est pas très sympa. C'est une amende de 40'000€", explique le facebook d'E-life.be. 

La liberté d'information au tribunal ?

Le mois dernier les troupes de la Ministre Maggie de Block menaçaient déjà des groupes d'entraides de vapoteurs belges sur les réseaux sociaux. Cette fois-ci, le SPF frappe et E-Life.be se prépare à devoir aller en justice. "Nous espérons que nous pourrons non seulement gagner notre affaire, mais aussi permettre de clarifier la législation, dont les interprétations sont très troubles, afin que les consommateurs belges et les propriétaires de magasins ne soient plus victimes de discrimination par leur propre gouvernement", annoncent t-ils. 

Après l'interdiction de vente en ligne laissant les vapoteurs hors centres urbains démunis pour s'approvisionner, l'Etat fédéral belge accentue encore sa guerre au vapotage. En amendant le droit d'informer, il entrave en conséquence celui des usagers d'être informés et aidés. Partager un spot sur les dangers du tabagisme, donner des informations sur le matériel de vapotage ou des conseils et précautions pour leur usage, diffuser des articles, certes ni de la RTBF ni du Soir, sur les manœuvres de l'industrie du tabac et les politiques de lutte anti-tabac hors de l'Union Européenne... sont, semble t-il, des choses désormais délictueuses en Belgique.

Join the resistance

De son côté, l'Union Belge pour la Vape (UBV-BDB) s'apprête à lancer un recours contre l'Arrêté Royal, sur lequel se base le SPF pour interdire, entre autres limitations et interdits, l'information sur le vapotage. "Nous avons entamé un recours envers l'Arrêté Royal. Pour pouvoir payer les frais d'avocats, nous faisons une vente de T-shirt", annonce l'association d'usagers à la recherche de fonds

La relance fédérale du tabagisme

La chute du tabagisme corrélée à l'essor du vapotage au plat pays n'est pas du goût du Gouvernement qui enregistre un manque à gagner de plusieurs centaines de millions d'euros en taxes sur les ventes de tabac. Le Ministre des finances Johan Van Overtveldt a fait de la relance du tabagisme une de ses propositions pour renflouer les caisses de l'Etat. Son parti, le N-VA milite pour aussi interdire les arômes et taxer les vapoteurs afin d'endiguer l'engouement pour le vapotage. La bataille du droit d'arrêter de fumer n'est pas terminée en Belgique...






















edit 23-08-2017 à 9h30: correction à propos du PV du SPF, qui s'appuie sur l'Arrêté Royal de mai 2016

jeudi 10 août 2017

[Expresso] France: Philip Morris profite de la censure et du dénigrement contre la vape pour promouvoir sa cigarette Iqos

C'est une petite bombe que lâche ce matin le site Vaping.fr. L'enregistrement du recrutement téléphonique d'un "ambassadeur" par Philip Morris pour "faire la promotion" de sa nouvelle cigarette Iqos en France. La recruteuse du cigarettier est claire sur la tactique de contournement de la loi Evin. "Les restrictions législatives font qu'on ne peut pas faire de publicité pour du tabac, du coup il faut faire interagir votre réseau", explique t-elle dans une des conversions enregistrées. A l'image de sa stratégie de marketing testée en Suisse, le cigarettier prévoit des soirées "événements", des présentations en public, des groupes privés sur les réseaux sociaux et de la chasse directe. "Ce sera chaud pour vous et vous ne pouvez pas en faire la publicité vraiment", précise la recruteuse au postulant. Et de préciser que le futur chasseur de Philip Morris aura une enveloppe dédiée de plusieurs centaines d'euros, pour inviter des personnes à boire un verre ou autres, en vue de leur placer la cigarette Iqos. Le modèle semble proche de la campagne de chasse aux fumeurs d'Iqos mis en place par Philip Morris en Suisse.


Surfer sur la propagande des anti-vape

La stratégie de marketing du cigarettier vaudois entend bien profiter de la censure imposée aux produits de la vape par la loi Marisol Touraine, qui interdit "publicité et propagande" pour le produit sans tabac ni combustion en France. Tandis que sa cigarette de tabac Iqos produit de la pyrolyse comme nous l'avions expliqué sur la base des documents de Philip Morris et d'une étude indépendante lausannoise. Les campagnes de dénigrement du vapotage à répétitions par certaines organisations soi-disant anti-tabac, largement relayées par les médias à sensation, ont semé le doute dans la population des fumeurs contre la vape. Du pain béni pour Philip Morris qui va donc lancer une grande campagne de promotion de son nouveau produit pour récupérer sa clientèle perdue ces dernières années au profit de la vape. La mise en place d'une armée d'agents recruteurs en est un élément. 

La Ministre doute et donc n'existe pas

Pendant ce temps, la Ministre de la santé Agnès Buzyn préfère continuer de "douter" de l'intérêt de stratégie anti-tabac intégrant le vapotage, à l'image de celle britannique où le nombre de fumeurs s'est réduit de 20% depuis 2011. Le "doute", pour ainsi dire ce second produit de l'industrie cigarettière...





vendredi 21 avril 2017

Censure en France: Marisol Touraine a t-elle fait éliminer une émission d'Allô Docteurs sur l'arrêt du tabac et le vapotage?

Il est fort probable que les médias français n'évoqueront pas le sujet. Après la censure silencieuse d'un sujet sur le documentaire Vape Wave de Jan Kounen sur Canal+, France Télévision élimine à son tour une émission d'Allô Docteurs datant du 1er septembre 2015. Replay désormais absent du site de l'émission - edit (22h30): de petits extraits sont restés disponibles sur le site de l'émission, mais pas l'émission au complet -  et traque des partages de la vidéo sur les réseaux sociaux.  Le numéro du magazine santé de France 5, présenté par Marina Carrère d'Encausse et Michel Cymes, portait ce jour-là sur le vapotage. Invitées éclairées, la Dr Anne Borgne, addictologue et présidente du Réseau de prévention des addictions (RESPADD) accompagnait Patricia Côme, vapoteuse aguerrie ayant tiré un trait sur le tabagisme à son aide. Ces témoignages et éclairages pouvaient-ils inciter à l'arrêt du tabac avec la vape?

Probablement, d'autant plus que le Pr Bertrand Dautzenberg, pneumologue reconnu, intervenait, entre autres témoignages, dans un petit reportage au milieu de l'émission d'une demie-heure. Mais désormais, la loi Touraine interdit "la propagande ou la publicité, directe ou indirecte, en faveur des produits du vapotage" (art. L. 3513-4 du code de la santé). Cette mesure de censure, entrée en vigueur fin 2016, prévoit de punir son non respect d'une "amende jusqu'à 100'000 €". La notion de "propagande" est suffisamment large et floue pour inclure toute information sur la réduction des risques et l'aide au sevrage tabagique qu'apporte le vapotage. "En faisant encourir jusqu'à 100'000 € d'amende à toute personne qui communiquerait sur les vertus du vapotage, les pouvoirs publics créent donc une "insécurité juridique injustifiée" et empêchent "d'ouvrir un débat salutaire sur la santé publique"", pouvait t-on lire dans le Monde du 21 juillet dernier citant cinq associations impliquées dans la réduction des risques. 

En octobre, les associations Sovape, la Fédération Addiction, SOS Adiction, Tabac et liberté et le RESPADD recevaient des promesses de la Direction générale de la santé de régler le problème. On attend toujours... Et visiblement, le spectre de la menace de l'article scélérat a produit son effet dans les rédactions. La situation de la liberté d'expression en France est telle - 45ème au classement sur la liberté de la presse - que depuis, aucun média n'a osé signaler les consignes internes interdisant de discuter positivement de l'arrêt du tabagisme à l'aide du vapotage. Pourtant, ces consignes secrètes données aux journalistes de Canal + stipulent qu'aucune image d'usage de vape ne doit être diffusée, aucune image de vapoteur souriant ou sympathique ne doit être montrée, aucun propos positif à son sujet ne doit être prononcé.

Si les consignes à France télévision n'ont pas filtré, le ton et les montages grossiers sur le sujet suffisent à comprendre ce qu'il en est. L'enfumage de Laurent Ruquier, dans On n'est pas couché du 5 novembre 2016, instillait le doute, le récent délire anti-scientifique sur le sujet de Télé Matin l'a confirmé. La mise au pilon de cette émission, puis la traque sur les réseaux sociaux pour en éliminer toute diffusion, mesure tout à fait inhabituelle des services de France Télévision, suit du même mouvement de censure de la part de la télé publique française. Bref, en France sur le sujet, aucune liberté d'expression n'est actuellement tolérée.

L'émission était sur YouTube ...




dimanche 6 novembre 2016

[Debout] Ruquier se couche t-il devant le Tabac?

Bien roulée. La séquence choc anti vapotage de Laurent Ruquier dans On n'est pas couché (ONPC) hier soir sur France 2. Après une longue série de questions préparatoires (de près de 3 mn) sur son absence de consommation de substances addictives, il surprend Arielle Dombasle. "Je tiens à vous. Alors je vous le dis. Il faut se méfier de la cigarette électronique", assène le présentateur avant de lancer les images de la Dépêche du Midi. La séquence filmée par une camera de surveillance montre un accu prendre feu dans la poche d'un gérant de boite de nuit sur le trottoir de son établissement toulousain. 

Après trois minutes d'hypnose, la minute d'enfumage mensonger de Laurent Ruquier présente l'incident d'accu comme un accident de "cigarette électronique", pour arracher des propos incongrus à Arielle Dombasle:



Du reviewer suisse Phil Good
Pourtant, le malheureux toulousain, brûlé au second degré sur le coté du ventre, a clairement expliqué avoir mis un accu sans protection dans sa poche avec des pièces de monnaie. Une erreur qui provoque des court-circuits et entraîne une surchauffe rapide jusqu'au feu des accus lithium-ion. Que ceux-ci soient destinés à être utilisés avec des lampe-torches, des vélos électriques ou des vapoteuses... D'ailleurs les quatre seuls incidents recensés concernant des vapoteurs français sont tous similaires. La mesure très simple de sécurité est de protéger les accus avec des étuis en silicone ou des boites plastiques. Les magasins de vape les plus sympas les offrent. 

Les français se font-ils enbollorer?

Ces explications n'étaient pas difficiles à trouver. La Dépêche du Midi les a publié. Fin septembre, la même distorsion des faits de BFM-TV avait été épinglée par Arrêt sur Image, qui reprenait l'info du blog Vap'You. Pourquoi Laurent Ruquier a t-il alors présenté de manière aussi grossièrement manipulatrice la chose? C'est un secret de polichinelle, le présentateur est fumeur. Cela justifie t-il de présenter un incident ayant blessé un vapoteur tout en gardant le silence sur les 78'000 morts annuels de maladies provoquées par le tabagisme en France? Ou taire que les cigarettes sont la cause de près de 20% des incendies? Humm... peut-être... ou pas.
Consignes anti-vape aux journalistes de Canal+

Plus rationnelle, une autre explication se tourne du côté de consignes imposées aux journalistes et animateurs des chaînes de télévision françaises. Bien que secrètes, au risque de se faire lourder pour faute professionnelle en les révélant, les interdictions de tout propos positif sur le vapotage, de sa mise en avant pour l'arrêt du tabac, ou même de montrer un vapoteur, fuitent sur les réseaux sociaux. Celles de France Télévisions, si elles existent, ne sont pas encore parues. 

Par contre, un document interne de la chaîne Canal+ stipulant ses mesures de censure s'est retrouvé éventé. "On adopte une approche restrictive (...) Ne pas inciter à la consommation. Pas de complaisance. Attention aux propos et aux plans. Ne pas voir les marques. Ne pas voir l'action de fumer/vapoter", égrène la circulaire anti-vape de Canal +.

La Loi du silence

Une loi se trouve derrière ce black-out sur le moyen qui a permis à un million de fumeurs français de sortir du tabagisme, et à près de deux millions d'entre eux de réduire leur consommation de clopes. La transposition en France de la Directive européenne (TPD) impose depuis mai 2016 l'interdiction de "publicité et propagande directe ou indirecte sur les produits de vapotage". Allant au-delà du texte européen, la formule est similaire à celle qui imposait un silence de mort sur les capotes. Jusqu'à son abrogation par Michelle Barzach en 1987. 

En trente ans, de la levée de la censure sur la capote à celle contre la vapote, la France revient à un puritanisme rance contre un moyen de réduction des risques. Laurent Ruquier n'est probablement pas sans savoir le mal que la censure sur les préservatifs a causé en son temps. Comment peut-il collaborer à une telle réminiscence morbide?

Consultation citoyenne sur la censure

Consultation publique des associations
Certes, le politiquement correct a imposé le smoker-bashing pour alpha et omega de toute politique de prévention. Dans le vadémécum anti-tabac orthodoxe, le fumeur est un sous-homme ne méritant pas la parole et encore moins d'être aidé. Il mérite taxes, cancer et la mort puisque trop faible pour arrêter de fumer. Pourtant, le vapotage fait émerger une autre voix que l'abstinence. Une forme de consommation de l'acte et de la nicotine en éliminant les risques de la combustion et du tabac. Pourquoi depuis son émergence, le vapotage n'a jamais eu l'honneur d'ONPC alors que 34% des français fument? 

Silence en 2014 alors que des scientifiques renommés - dans les francophones, le Pr Dautzenberg, le Pr Etter, le Dr Presles - publient des livres sur le sujet. Silence toutes ces années sur les mobilisations citoyennes des associations, notamment l'actuelle consultation populaire sur cette censure. Silence enfin sur les films sortis ces derniers mois sur le phénomène social du vapotage. Le réalisateur américain Aaron Biebert d'A Billion Lives ou les français Ghislain Armand et Sébastien Duijdam de Beyond the cloud, n'ont probablement pas la notoriété pour passer à ONPC. Mais comment l'émission de Laurent Ruquier peut-elle faire l'impasse sur Jan Kounen et son documentaire Vape Wave

Les directives télévisuelles pour sauver le tabagisme, l'économie de l'échec de masse du sevrage pharmaceutique et tous ces petits intérêts morbides justifient-elles vraiment ce triste enfumage de Laurent Ruquier en ce Mois Sans Tabac français? ...

jeudi 20 octobre 2016

[Expresso] L'Express censure les citations d'études scientifiques sur la vape comme "propagande"

Dans un article à sens unique [lien RbutR], l'Express affirme qu'"aucune étude n'a pu prouver qu'elle [la vape] était efficace dans la réduction de la dépendance à la nicotine". Dans un commentaire, j'ai voulu attirer leur attention sur le biais de cette affirmation. En citant la meta-analyse de l'Institut Cochrane, considéré comme la référence mondiale en la matière, ainsi que la récente étude longitudinale sur deux ans de l'Université de San Diego montrant que les fumeurs utilisant le vapotage à long terme sont 4,1 fois plus susceptibles de se sevrer du tabagisme que sans aide. Je viens de recevoir un message (en illustration) me signalant la "modération", autrement dit la censure pure et simple, de mon message pour "prosélytisme et propagande". Autrement dit, citer des études scientifiques est assimilé à de la propagande par l'Express. Mais priver leurs lecteurs de l'information sur un moyen d'aide d'arrêter de fumer ne serait pas du prosélytisme tabagique masqué. 

Rappelons qu'en juillet, cinq associations d'aide à la réduction des risques ont entamé un recours au Conseil d'Etat français "pour faire annuler les interdictions de propagande et publicité, directe ou indirecte, sur le vapotage, qui remettent gravement en cause la liberté d’expression". Sovape, le RESPADD, la Fédération Addiction, SOS-Addiction et Tabac et liberté se mobilisent contre la menace qui "empêchent d’agir sur le terrain de la prévention sanitaire en apportant aux fumeurs une information objective sur une alternative au fléau qu’est la cigarette". Devant le compte à rebours des délais légaux, les associations ont déposé un référé en suspension le 5 octobre au Conseil d'Etat qui doit répondre d'ici novembre. Cette anecdote "expressive" alimente les craintes d'un retour d'une époque où informer sur la réduction des risques pour le sexe était interdit en France. Jusqu'à l'abrogation de la censure contre les préservatifs par la Ministre de la santé Michelle Barzac en 1987.

dimanche 2 octobre 2016

[Expresso] Facebook bloque la diffusion d'un article de Forbes sur le documentaire A Billion Lives


Dévoiler les coulisses occultes du système tabac n'est pas conforme à la politique de Facebook. La plateforme a refusé de diffuser l'annonce d'un article de Forbes. Le magazine américain publie un entretien avec Aaron Biebert, le réalisateur du documentaire A Billion Lives. "Votre message ne sera pas impulsé car il ne suit pas nos règles publicitaires", explique le communiqué de Facebook. En quoi l'interview d'Aaron Biebert pose problème à la multinationale de Mark Zuckenberg? "Nous n'autorisons pas les annonces qui promeuvent l'usage ou la vente d'accessoires de tabagisme", explique la firme californienne. Suit une liste de produits contenant les "cigarettes électroniques". Pourtant, on a beau lire et relire l'article de Forbes intitulé "Le Gouvernement met les intérêts du tabac au dessus d'un milliard de vies", aucune trace de goudron de tabac n’apparaît. Mais pour Facebook, l'article de Jared Meyer sur un documentaire contre le tabagisme et son système morbide ne doit pas être porté à la connaissance de ses usagers.

mercredi 28 septembre 2016

[Expresso] Comment la FDA interdit la critique? Les révélations du Scientific American

Comment la FDA produit la pensée unique ? Charles Seife, du Scientific American, explique la manipulation des médias par l’agence américaine à travers l’exemple de sa stratégie de comm’ sur le vapotage. Article impressionnant et inquiétant sur l’état de la liberté d’expression aux Etats-Unis. L'article original en anglais scientific american.com - how the fda manipulates the media