mercredi 12 août 2015

Logic Nicoretterror et friture au voke [MàJ]



 

 

Logic error
Debug Nicorette' stupidity
Change system


T-shirt, parmi plein d'autres, en vente en soutien à l'assoc Helvetic Vape sur
http://helveticvape.spreadshirt.ch/  



[MàJ] Un ami me signale la pub du Voke. Une ''e-cig'' produite par le cigarettier British American Tobacco (BAT) et qui se présente comme un produit pharmaceutique. Joli exemple de l'interpénétration entre les deux sphères capitalistiques. Et là aussi les publicitaires semblent avant tout soucieux de dire du mal de ce que leur employeur a copié, tout en célébrant le tabagisme en assurant donner les mêmes sensation qu'une cigarette. A rebours de la démarche de rupture avec le tabac, la défume, que propose la vape. Stratégie marketing qui ne semble pas avoir beaucoup de succès en dépit des moyens publicitaires engagés. Et pour cause, la plupart (80% dit-on) des fumeurs voudraient arrêter de fumer, pas continuer avec un produit moins excitant.

Que ce soit clair, je félicite les fumeurs qui réussissent à sortir du tabagisme avec ces produits, ou par n'importe quel autre moyen d'ailleurs. Ce billet ne vise qu'à souligner le côté scabreux de ces approches publicitaires anti-vape.



Essayer la vape, ce n'est pas forcément l'adopter

Dans le numéro d'Août 2015 de Nicotine & Tobacco Research, les Pr. Linda Bauld, Anne Marie MacKintosh, Allison Ford et Ann McNeill publient une revue d'études sur les usages de la vape chez les jeunes britanniques. En analysant les publications scientifiques internationales sur la question (24 enquêtes recensées), elles ont constaté que la plupart ne distinguent jamais l'expérimentation de la vape de son usage régulier par les adolescents. Seules des études britanniques, dont quatre conduites sur douze mois entre 2013 et 2014, font cette distinction pour les jeunes fumeurs et non-fumeurs.

Ce graphique présente les données des quatre études.


De 8 %, en Grande-Bretagne, à 12 %, au Royaume-Uni, des jeunes britanniques ont essayé la vape. Les auteures remarquent qu'aucune étude (ni les 20 autres études recensées) n'a pensé à demander si les jeunes utilisent des liquides avec ou sans nicotine. Ce qui a plus que son importance dans la perspective d'une éventuelle addiction par la vape, à laquelle croient les tenants de la théorie de la passerelle.