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mercredi 30 décembre 2015

Pétition au Bundestag : Nein à l'article 20 de la TPD

(c) E-Wolke
Nouvelle initiative de résistance citoyenne en Allemagne contre la mise à mort de la vape indépendante. Le groupe E-Wolke a réussi a lancer une pétition officielle contre l'implémentation de l'article 20 de la directive européenne sur les produits du tabac (TPD). Celle-ci a jusqu'au 20 janvier pour réunir au moins 50'000 signatures valides afin d'être présentée au Bundestag, le parlement teuton. Après 5 jours en ligne, elle compte déjà près de 9'000 paraphes ce 30 décembre.

Signer n'est pas réservé aux allemands. C'est possible pour toute personne se reconnaissant dans le texte simple et clair : «Que le parlement allemand refuse de mettre en œuvre l'article 20 de la nouvelle directive européenne sur les produits du tabac qui se rapporte à la ''cigarette électronique''». Pour ce faire, suivre la démarche en illustration ci-dessous en allant sur le site

dimanche 20 décembre 2015

#unpesopertutti : les vapoteurs italiens mettent le feu à Philip Morris et l'Etat

L'affiche détournée par heatandburn.org
Depuis vendredi, les réseaux sociaux italiens s'enflamment contre Philip Morris, son traitement de faveur par l’État et en contrepartie la répression de la vape indépendante. L'étincelle à l'origine de cet incendie sur twitter est une campagne du cigarettier intitulée #unpesopertutti - un poids pour tous -. Des pleine pages dans 18 quotidiens et un clip publicitaire sont diffusés massivement dans la botte. Pour le géant cigarettier, le poids en question serait la contrebande et le marché noir de cigarette. Comprenez pas celui du tabagisme, de ses maladies et de sa mortalité. Une campagne dans la droite ligne du message de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et de la Banque Mondiale (BM) contre le marché noir de cigarette.

Sauf que pour les vapoteurs le message a du mal à passer. «La guerre déclarée à la vapote de la part de l’État, à travers les normes fiscales, et de la part des lobbies qui ont voulu ces taxes, est un poids pour tous les citoyens», dénonce unpesopertutti.org. Alors que le gouvernement de Matteo Renzi a fait passer un décret (no. 188/2014) publié le 23 décembre (!) 2014 sur l'imposition indirecte (l'accise) des produits «pouvant être inhalés sans combustion».

vendredi 18 décembre 2015

Vape Suisse : Trois recours contre la prohibition des liquides nicotinés de l'OSAV

Helvetic Vape vend en public
des liquides nicotinés
le 30 mai à Berne (photo C. Cornuz)
Nouvel épisode de la lutte contre la prohibition des liquides nicotinés à vapoter en Suisse. Au moins trois recours contre la décision générale (2015-3088) de l'Office fédéral de la santé alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) ont été déposés auprès du Tribunal administratif fédéral (TAF). Deux vendeurs de matériel de vapotage d'une part, Stephan Meile (Insmoke) et Daniel Rico (Zodiak), et d'autre part l'association d'usagers Helvetic Vape s'opposent à l'interdiction de vente et d'import professionnel de liquides nicotinés à vaper. D'autres recours peuvent avoir été déposés sans que nous le sachions alors que le délai expirait ce jeudi.

Comme annoncé, Stephan Meile en appelle à la justice contre l'interdiction de l'OSAV. Inspiré de l'action d'Helvetic Vape du 30 mai dernier à Berne, le patron d'Insmoke avait mis en vente du liquide nicotiné sur son site internet en juin. Saisi par le chimiste cantonal thurgovien, l'OSAV a ensuite décidé cette interdiction publiée le 17 novembre. Le commerçant, également président de la Swiss Vape Trade Association (SVTA), regrette que l'administration n'ai pas tenu compte de ses arguments. «Le principe du cassis de Dijon permet aux commerçants suisse d'importer et vendre un produit offert sur le marché d'au moins un pays de l'U.E. Or les liquides nicotinés sont en vente dans de nombreux pays européens», explique t-il au Tagblatt de Saint-Gall. Intégré en 2010 à la loi suisse, ce principe de reconnaissance mutuelle tend à harmoniser son marché avec ses voisins européens. Selon Stephan Meile, la décision de l'OSAV contrevient à cette base légale fédérale. Sur Facebook, Daniel Rico de Zodiak justifie aussi son recours notamment par le principe du cassis de Dijon.

vendredi 11 décembre 2015

Revue Dépendances sur le vapotage : Le futur, c'est maintenant - MàJ 16.12.2015

Le numéro 56 de la revue Dépendances (édito de Jean-Félix Savary, ainsi que le sommaire en ligne), éditée par Addiction Suisse et le Groupe Romand d'Etudes sur les Addictions (GREA), est consacré au vapotage. La revue complète (papier) peut être commandée pour 20fs sur le shop d'Addiction Suisse. Les articles seront en open-access dans une année sur le site du GREA.

Voici en partage, l'article que j'ai signé.
A noter que je l'ai rédigé avant la sortie des nouvelles données statistiques 2014 sur le vapotage en Suisse, discutées dans le billet Vape en stats.

Mise à jour - 16 décembre.
Bourde de ma part. Pour ne pas péjorer les ventes, la revue préfère que je ne mette pas mon article en partage libre. Je le retire donc.
Cependant dans un soucis de ne pas entraver l'accès à l'information pour les personnes ne pouvant pas acheter ou consulter la revue, il est possible de me contacter avec le formulaire (sur le coté droit) pour que je leur envoie une copie pdf de mon article.

D'autres articles de ce numéro semblent tout particulièrement intéressants. Comme celui sur les conséquences de l'amalgame de la vape au tabac dans le projet de loi sur les produits du tabac (LPTab) signé du Pr J.F. Etter, ou celui sur la réduction des risques pour la consommation de cannabis avec la vaporisation de L. Appel de l'ASUD, auto-support des usagers de drogues. De bonnes raisons de se procurer la revue papier ;)

jeudi 26 novembre 2015

France: la loi Marisol Touraine étouffe la réduction des risques malgré des centaines de témoignages de vapoteurs


Le blog Vap'You lance un appel à témoigner 
La ministre française de la Santé ne pourra dire qu'elle ne savait pas. "Le vote sur la loi de santé ayant été à nouveau reporté, il nous reste jusqu’au 1er décembre pour tenter un dernier baroud d’honneur et exprimer avec notre cœur et notre esprit notre souhait que le gouvernement et le parlement suspendent immédiatement toutes les dispositions qui concernent la vape." A l'appel du blog Vap'You des centaines de vapoteurs apportent leurs témoignages sur le site de Marisol Touraine

mercredi 18 novembre 2015

E-cigarette suisse : Prohibition maintenue mais recours au tribunal fédéral pour les liquides nicotinés

Les réseaux sociaux se mobilisent
Depuis juin dernier, Insmoke vend des liquides nicotinés malgré la prohibition. Après un contrôle, l'Office de sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) a annoncé hier le maintien de l'interdiction de vente de ces liquides nécessaires aux vapoteurs se sevrant du tabac. Mais Stefan Meile, patron d'Insmoke et président de la Swiss Vape Trade Association (SVTA), n'entend pas en rester là. Il va déposer recours au Tribunal Administratif Fédéral (TAF). «J'ai confiance d'obtenir le droit de vendre des liquides avec nicotine», déclare t-il au journal 20 minutes.

lundi 16 novembre 2015

Annonce du projet de LPTab : un banal cas de mal-traitance médiatique

[ En raison de l'actualité, j'ai retardé la parution de ce billet. Il me paraissait saugrenu d'attirer l'attention sur un sujet tout autre, en regard de l'émotion générale. Au risque d'être à contre-temps sur le sujet, je me décide à le publier à présent, avec quelques modifications pour coller aux dernières parutions. Une pensée aux victimes et leurs proches de Paris ou d'ailleurs. ]
Oeuvre de LeioVape

Brouillard dans les échéances, réduction des intervenants au carnet d'adresse éculé du journaliste, élimination de l'avis des concernés et occultation des voix non-alignées : les ordinaires ingrédients d'une banale maltraitance médiatique de l'information et du public ont été réunis lors de la couverture de l'annonce du projet de loi sur les produits du tabac (LPTab).

Mercredi 11 novembre, le conseiller fédéral Alain Berset en compagnie de Pascal Strupler, directeur de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP), présentaient le projet de LPTab qui sera soumis au parlement en début d'année prochaine. Ce projet de loi a été très peu modifié suite à la procédure de consultation, malgré les nombreuses critiques émises à son encontre. Les débats parlementaires s'annoncent compliqués, alors que l'agenda prévoit son adoption fin 2016. Pour laisser place ensuite à l'élaboration des ordonnances d'application et une entrée en vigueur au plus tôt en 2018, plus probablement en 2019 au vu du retard. En cas de référendum, cela repousserait encore la mise en marche à 2020.

mercredi 11 novembre 2015

E-cigarette et OFSP : Pascal Strupler préfère ne pas risquer de réduire par vingt la mortalité tabagique !

Un banal buraliste
Scandaleux. Pascal Strupler préfère 9'500 morts par an en Suisse grâce au tabac que risquer de diviser par vingt ce chiffre avec la vape ! Le directeur de l'Office fédéral de santé publique (OFSP) a tenu des propos ahurissants de cynisme dans une correspondance avec l'association d'usagers Helvetic Vape fin septembre. Il se base sur une interprétation très personnelle du rapport du PublicHealth England sur la e-cig d'août dernier. Notamment de l'évaluation selon laquelle la vape est au moins à 95% moins nocive que la cigarette fumée. Selon le haut fonctionnaire de Berne, si tous les fumeurs en Suisse se convertissaient au vapotage, on pourrait passer de plus de 9'000 morts prématurés liés au tabagisme à environ 450 décès. 

En conséquence, Pascal Strupler déclare « problématique » ce moyen de réduction des risques qui pourrait diviser par vingt le nombre de morts liés au tabac selon son propre calcul. Justifiant ainsi les mesures répressives à l'encontre de la vapote promulguées par ses services, et notamment l'interdiction de vente des liquides nicotinés. Une interdiction que ses propres services ont proposé, dans le projet de loi sur les produits du tabac (LPTab), de lever lors de son entrée en vigueur, soit dans 3 à 5 ans... Comprenne la cohérence de M. Strupler qui pourra.

jeudi 29 octobre 2015

La mise au ban de l'e-cigarette favorise le tabagisme adolescent

Pour la première fois depuis l'émergence de la vape, une étude s'est penchée sur l'impact concret de son accès aux adolescents sur leur tabagisme. Et ses conclusions, présentées dans un manuscript intitulé "How does Electronic Cigarette Access affect Adolescent Smoking?"sont inattendues. «Les résultats de cette étude montrent, qu'avant 2014, l'interdiction de l'accès à l'e-cigarette a fait augmenté le taux du tabagisme adolescent», souligne la Pr Abigail Friedman dans son article en voie de parution dans le Journal of Health Economics. L'enseignante du département de santé publique de l'université de Yale a comparé l'évolution des taux de tabagisme chez les adolescents étasuniens selon la réglementation des États où ils vivent.

mercredi 21 octobre 2015

David Goerlitz lave son honneur en rendant sa médaille à l'OMS

1990 : D. Goerlitz reçoit la médaille de l'OMS
David Goerlitz, égérie de la lutte anti-tabac, a renvoyé la médaille d'honneur dont l'Organisation mondiale de la santé (OMS) l'avait décoré en 1990. Sur le site de l'eSmoking Association, il déclare ne plus vouloir «se rendre complice des mensonges» de l'OMS. L'appel de Margaret Chan, directrice de l'OMS, à l'interdiction de la vape dans le China Daily a été de trop pour l'activiste anti-tabac. Nous n'avons obtenu aucun commentaire de l'OMS à propos de la défection de leur ancien conférencier.

David Goerlitz dénonce «l'utilisation de la vape comme bouc-émissaire» par l'OMS qui, se faisant, «protège les profits de Big Tobacco». Transfuge de Winston en 1988, il a multiplié les actions pour dénoncer les méfaits du tabagisme dans les années 90' et 2000. Témoignage au procès des cigarettiers, conférences à travers le monde et, surtout, des séances de prévention envers les "kids", pour reprendre son expression. 

Pour l'américain septuagénaire, désormais l'OMS enfume l'opinion publique avec des études de junk-science, biaisées et falsifiées sur les ecigs. Cette propagande contre la vape «est une gifle aux millions de fumeurs qui tentent désespérément d'arrêter de fumer», alors que la vape «est une alternative au tabac dont il est prouvé qu'elle est au moins à 95% moins nocive», précise David Goerlitz.

samedi 17 octobre 2015

SOS Addiction appelle les professionnels de santé à soutenir la réduction des risques. Et en Suisse ?

L'association française SOS Addiction, qui vise à informer et agir dans une approche de réduction des risques, lance un appel à signatures des professionnels de la santé français et étrangers.

1. Approuver ensemble les conclusions du rapport de Public Health England du 19 août 2015 sur la e-cigarette.
2. Demander que le gouvernement français pratique lui aussi une véritable politique de réduction des risques du tabagisme, s’appuyant sur tout le potentiel de la cigarette électronique.
Cet appel a vocation à être signé par de nombreux spécialistes Français et étrangers.

vendredi 16 octobre 2015

[8 francs] Philip Morris accuse t-il le Matin de petit mensonge entre amis?

De la science à la comm', une victime de la crise?
Surprenant aveu de Moira Gilchrist. "Nous tenons à préciser que notre produit iQOS n’est pas "vendu comme moins nocif»", déclare la Directrice scientifique de Philip Morris International (PMI) dans la Liberté d'hier. Pourtant, on pouvait lire dans le Matin du 20 août dernier que "selon Philip Morris, la nocivité de l’inhalation du tabac est réduite de 90%" avec l'iQos. 
Étonnamment Mme Gilchrist, visiblement reléguée en simple chargée de comm' de la Marlboro, n'avait pas démenti les propos du matinal journaliste Eric Felley. Elle a par contre pris le temps de répondre à mon billet, repris par le Courrier, en me prêtant des propos que je n'ai jamais tenu. 
Dois-on en conclure que mon blog a plus de poids médiatique que le tabloïd de Tamedia ? 
Ou pas...

mercredi 14 octobre 2015

Vape en stats


Entre 2013 et 2014, la vape a grosso modo doublé en Suisse. Alors que le tabagisme se maintient à un quart de la population. D'après le monitorage Suisse des addictions, une enquête téléphonique recueillant des données auprès de 11'000 personnes de plus de 15 ans présentée en deux volets (un général et un spécifique à la vape), publiés ce 12 octobre. 

En 2014 en Suisse, les vapoteurs au quotidien seraient 0,3% de la population, contre 0,1% en 2013. Les usagers hebdomadaire de la vape seraient 0,7%, contre 0,4% précédemment. Et l'ensemble des gens ayant expérimenté la vape atteindrait 14% de la population contre 6,7% un an auparavant. En chiffres bruts, sur les 7 millions d'habitants de plus de 15 ans, un million aurait essayé la vape, 20'000 vapoteurs le seraient au quotidien, et 50'000 vaperaient régulièrement au moins une fois par semaine. En dépit de l'interdiction de vente des liquides nicotinés, la vape se développe donc... Mais en partant d'un niveau si bas qu'elle reste marginale.

jeudi 24 septembre 2015

Philip Morris est-il nocif à la liberté d'expression?

La réponse de PMI dans le Courrier
Astuce pour chargé de comm' de multinationale: menacer de procès interminables et ruineux en frais d'avocats. Coup imparable face aux derniers médias indépendants, généralement en difficulté financière. C'est ainsi que Philip Morris International (PMI) a eu un «droit de réponse» ce matin dans le Courrier à mon article sur l'iQos publié dans le même journal le 8 septembre et sur ce blog auparavant.

Même si c'est la meute d'avocats de PMI qui a «négocié» la publication, c'est Moira Gilchrist, directrice scientifique chez PMI, qui signe la réaction. Je suis un peu déçu, j'espérais Manuel Peitsch, ancien chercheur des laboratoires pharmaceutiques GlaxoSmith Kline devenu vice-président de la recherche biologique chez PMI. Une carrière illustrant la jolie parabole sur les liens entre Big Pharma et Big Tobacco, ces deux secteurs si complémentaires économiquement.

Moira Gilchrist prétend que «l'article affirme en particulier que l'iQOS dégagerait des taux d'ammoniac, d'acétaldéhyde, de formaldéhyde et de benzopyrène supérieurs à ceux d'une cigarette type 3R4F». Je n'ai pas affirmé que ces taux sont «supérieurs» à ceux de la cigarette témoin, il suffit de relire mon article, qu'elle ne cite évidemment pas à ce propos. J'ai donné les pourcentages de dégagements de ces toxiques selon les études de PMI, qui pour rappel n'ont pas été corroborés par des études indépendantes. C'est anecdotique, mais je n'ai pas non plus affirmé que ce document est «interne» à PMI. L'illettrisme est un grave problème social.

Ce que je dis, et que je réaffirme, c'est que les taux dégagés pour ces toxiques mentionnés sont nettement supérieurs à 10% de ceux de la cigarette témoin «3R4F». A partir de là, l'affirmation de PMI, reprise sans distance critique par les médias, selon laquelle l'iQOS est une cigarette à «90% moins nocive» me parait pouvoir être mise en doute. Le titre de mon article « L'iQos plus nocive que prétendu ?» est assez clair.

lundi 21 septembre 2015

Vidéo: La vape et ses usages au Vapexpo

Ce week-end, le Vapexpo se tenait à Paris. La vidéo d'une conférence avec Jolien Jollye de la New Nicotine Alliance (UK), Olivier Theraulaz de l'association d'usagers Helvetic Vape (CH) et Pascal Bouchet du réseau la Tribune du vapoteur (Fra) et présentée par Mickael Hammoudi de Vape consulting.


Pour les anglophones, la version doublée en anglais Vaping and his uses at Vapexpo

mardi 15 septembre 2015

#NZZ : la passerelle vers la bêtise [MàJ]

Avez-vous déjà bu ne serait-ce qu'une gorgée de bière ? Si vous répondez oui, alors la Neue Zürcher Zeitung (NZZ) risque de vous déclarer alcoolique. Mais si en plus, vous avez déjà auparavant bu du soda, alors le quotidien zurichois pourrait bien aussi demander l'interdiction des sodas aux mineurs en raison de « l'effet passerelle » vers l'alcool de ceux-ci. Du moins, c'est ce que s'est permis de faire à propos de la vape, au lobbying moins stressant que Coca, la NZZ sous la plume de Stephanie Lahrtz dans son édition du 12 septembre dernier. En effet, celle-ci écrit la « e-cigarette est une passerelle vers le tabagisme des adolescents », « (...) des études montrent qu'ils sont nombreux a commencer ainsi une carrière tabagique ». 

Une innombrable foule de six jeunes 

Quelles études ? La NZZ se base sur deux études récemment publiées dans le même Journal of the American Medical Association (JAMA). La première a été menée à Los Angeles sous la direction du Pr Adam Leventhal. 2500 écoliers de 14 ans ont été interrogé sur leurs rapports à la vape et au tabac à un an d'écart. Le journal suisse relate « qu'après un an, un quart des consommateurs de e-cigarette à l'origine se sont mis à fumer, mais seulement un sur dix des ex-non-fumeurs ». Pour la journaliste suisse-allemande, ce constat est confirmé par la publication de la seconde étude menée à Pittsburgh par le Pr Brian Primack. Celle-ci montrerait « que 37,5% des consommateurs de e-cigarettes sont devenus fumeurs, contre moins de 10% des anciens non-fumeurs ». 

La journaliste remarque tout de même que la cohorte de départ ne présente que 16 utilisateurs de e-cigarettes sur les 700 jeunes de 16 à 26 ans interrogés. « Néanmoins, les résultats sont statistiquement significatifs », conclut-elle sans autre forme de procès. 37,5 % de 16 jeunes, cela fait 6 concernés sur 700. De quoi faire un buzz : « de nombreux jeunes commencent une carrière tabagique ». Six, nombreux... le zürcherdeutsch a ses mesures que la raison ignore. 

Ce que cache la NZZ à ses lecteurs 

Mais le principal est occulté dans l'article de Stephanie Lahrtz. Les deux études ont les mêmes problèmes méthodologiques. Non seulement le nombre de jeunes touchés par le « fléau » n'est pas suffisant pour être sérieusement qualifié de « statistiquement significatif ». Mais surtout les questions posées par les chercheurs ne permettent pas de catégoriser les jeunes comme elle le fait.

dimanche 13 septembre 2015

Pourquoi faut-il libérer la vape nicotinée en Suisse ?

Depuis 10 ans, la vente de liquides à vaper nicotinés est interdite en Suisse. Plus précisément, l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) interprète la loi de manière à l'interdire via sa lettre n°146. Cette interprétation est contestable. Et contestée par l'avis de droit de Maitre Jacques Roulet du cabinet BRS Genève. Sans que l'OFSP n'ait jugé opportun de répondre aux arguments de cet avis, laissant la situation en l'état. 

Vape Mob' à Berne le 30 mai 2015
Un vapoteur en Suisse doit donc se fournir soit à l'étranger, avec limites d'import, tracas et frais souvent disproportionnés, soit au marché noir avec le flou inhérent sur la qualité des produits. Arrêter de fumer à l'aide de la vape en Suisse, se rapproche d'une activité illégale où il faut oser baigner dans les réseaux ''undergrounds'' pour s'en tirer.

Helvetic Vape (HV), l'association de défense des usagers de la vape en Suisse, aussi a multiplié les demandes aux parlementaires, une interpellation au Conseiller fédéral de l'intérieur Alain Berset, et même fait une sympathique vente de liquides avec nicotine à Berne le 30 mai 2015. Rien, aucune réaction, pas la moindre initiative.

« Pourtant, aujourd’hui, une simple adaptation de l’alinéa 3 de l’article 60 de la nouvelle version de l’Ordonnance fédérale sur les denrées alimentaires et les objets usuels (ODAlou) permettrai de légaliser rapidement les liquides à vaper contenant de la nicotine. Cette ordonnance étant en cours d’élaboration par l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV), sa modification est très aisée. Dire « on ne peut rien faire maintenant » est par conséquent un mensonge », explique Olivier Théraulaz, président de HV dans un récent texte intitulé « Le confortable mensonge ».

vendredi 4 septembre 2015

Stop-tabac de Leicester (UK): l'expérience ecig friendly


Accueillir et aider tout le monde. Même ceux qui veulent arrêter par la vape. C'est l'idée novatrice de Louise Ross, la directrice du Stop-Tabac de Leicester. Ouvert depuis 13 ans, le centre a aidé plus de 15'000 fumeurs à lâcher la clope. En janvier 2014, ce service de l'East-midlands anglais initie une démarche originale: c'est le premier service de cessation tabagique a devenir 'ecig friendly'. «Nous ne pouvons pas fournir d'ecigs, qui ne sont pas reconnues comme médication. Mais les personnes qui veulent arrêter de fumer à l'aide de ces appareils sont vraiment bienvenues», explique t-elle dans le bilan après une année de cette pratique. 

Au début, l'équipe du centre s'est préparé en rencontrant un vendeur, lui-même vapoteur, pour apprendre l'usage, les différents modèles, les arômes, les prix, les préférences et les styles de vapes. Cet apprentissage a donné lieu à de nombreux échanges au sein des membres de l'équipe, avec les utilisateurs du centre, par des rencontres de vapoteurs expérimentés et de nombreuses lectures sur internet. Une initiation à la culture de la vape qui les conduit à mieux conseiller les débutants. «Nous recommandons aux gens de se renseigner par eux-mêmes pour un vaporisateur de meilleure qualité [de 2ème à 4ème génération], plutôt qu'une cigalike bon marché mais inefficace», précise t-elle. L'équipe a découvert sa diversité, notamment des saveurs des liquides, aspect crucial pour aider le fumeur a passé à la vape avec plaisir.

jeudi 3 septembre 2015

#smartvote: la RTS méprise 25% de la population

La Vape'Mob le 30 mai 2015 à Berne (photo HV)
Si ce n'est avec le public, au moins la RTS est-elle en phase avec les hauts fonctionnaires de Berne. En effet, la régie d’État n'a pas jugé opportun de poser la moindre question - sur 75 - dans son 'smartvote' à propos du statut de la vape dans la loi sur les produits du tabac (LPTab). Par ce «questionnaire, Smartvote définit votre profil politique, qui est ensuite comparé à celui des candidats aux élections fédérales», lit-on sur le site de la RTS. Mieux vaut donc ne pas faire partie du quart de la population qui fume, dont 80% déclarent vouloir s'en sortir. Car ce profil-là n'a visiblement pas sa place dans ces élections fédérales aux yeux des journalistes politiques de la RTS.

Pourtant, la LPTab sera discutée et adoptée l'an prochain par la nouvelle chambre selon le calendrier annoncé par les instances fédérales. Les positions des forces politiques, et au sein même des partis, sont disparates et un éclairage aurait été intelligent, voire éclairant pour les électeurs. Comme le suggère la synthèse de l'OFSP de la consultation sur l'avant-projet de laLPTab :

mercredi 2 septembre 2015

EXCLU: L'iQos plus nocive que prétendu?


Un document issu de Philip Morris (PMI), que nous nous sommes procurés, révèle des toxiques dans son nouvel iQos, commercialisé depuis août en Suisse. Il est autorisé à la vente avec un avertissement adouci par les autorités sanitaires, alors que celles-ci interdisent toujours les liquides à vaper nicotinés. Une situation qui offre le marché suisse des produits à risques réduits sur un plateau à cette Marlboro de tabac chauffé-non-brulé.

Les modèles présentés dans le graphique des tests de PMI
Les médias nous ont vendus l'iQos comme étant «d'une nocivité réduite à 90%». Vraiment? Un document que nous nous sommes procurés, montre des niveaux de toxiques plus inquiétants. Comparée à une cigarette type - codée sous le nom de 3R4F par l'industrie du tabac et dont les spécificités ne sont pas précisées dans le document -, l'iQos dégagerait 51% de l'ammoniac, 20% de l'acetyldehyde, 15% du formaldehyde, 10% du benzopyrene. Ainsi qu'entre 5% (NNK) et 8% (NNN) de nitrosamines et de quelques autres substances toxiques à moindre niveau de la cigarette.
Et même un taux de 4% du monoxyde de carbone, signe de combustion légère du système qui chaufferait à 350° selon PMI. Une température où aldéhydes et acroléine sont générées. Ces résultats signés de Manuel Peitsch, vice-président de la recherche biologique de PMI, ne mentionnent pas les taux de nombreux autres toxiques du tabac fumé. Aucune étude indépendante n'ayant été menée sur l'iQos, difficile d'en savoir plus. Ces données n'ont pas suinté dans les médias. Le Temps, en février 2014, avait d'ailleurs précisé s'être vu imposer «un filtrage sur certaines informations techniques, relatives notamment aux tests biologiques» par PMI.

mardi 1 septembre 2015

Allô Docteur sur la Vape, avec la Doc Anne Borgne et la vapoteuse Patricia Côme

Une émission à mettre sous les yeux de tous les fumeurs. En 30mn, le tour des questions sur la vape avec la Docteure Anne Borgne, addictologue, et la vapoteuse Patricia Côme.
On peut regarder l'émission sur le site allodocteurs.fr/sur la vape 01-09-2015
ou la version youtube :



mercredi 12 août 2015

Logic Nicoretterror et friture au voke [MàJ]



 

 

Logic error
Debug Nicorette' stupidity
Change system


T-shirt, parmi plein d'autres, en vente en soutien à l'assoc Helvetic Vape sur
http://helveticvape.spreadshirt.ch/  



[MàJ] Un ami me signale la pub du Voke. Une ''e-cig'' produite par le cigarettier British American Tobacco (BAT) et qui se présente comme un produit pharmaceutique. Joli exemple de l'interpénétration entre les deux sphères capitalistiques. Et là aussi les publicitaires semblent avant tout soucieux de dire du mal de ce que leur employeur a copié, tout en célébrant le tabagisme en assurant donner les mêmes sensation qu'une cigarette. A rebours de la démarche de rupture avec le tabac, la défume, que propose la vape. Stratégie marketing qui ne semble pas avoir beaucoup de succès en dépit des moyens publicitaires engagés. Et pour cause, la plupart (80% dit-on) des fumeurs voudraient arrêter de fumer, pas continuer avec un produit moins excitant.

Que ce soit clair, je félicite les fumeurs qui réussissent à sortir du tabagisme avec ces produits, ou par n'importe quel autre moyen d'ailleurs. Ce billet ne vise qu'à souligner le côté scabreux de ces approches publicitaires anti-vape.



Essayer la vape, ce n'est pas forcément l'adopter

Dans le numéro d'Août 2015 de Nicotine & Tobacco Research, les Pr. Linda Bauld, Anne Marie MacKintosh, Allison Ford et Ann McNeill publient une revue d'études sur les usages de la vape chez les jeunes britanniques. En analysant les publications scientifiques internationales sur la question (24 enquêtes recensées), elles ont constaté que la plupart ne distinguent jamais l'expérimentation de la vape de son usage régulier par les adolescents. Seules des études britanniques, dont quatre conduites sur douze mois entre 2013 et 2014, font cette distinction pour les jeunes fumeurs et non-fumeurs.

Ce graphique présente les données des quatre études.


De 8 %, en Grande-Bretagne, à 12 %, au Royaume-Uni, des jeunes britanniques ont essayé la vape. Les auteures remarquent qu'aucune étude (ni les 20 autres études recensées) n'a pensé à demander si les jeunes utilisent des liquides avec ou sans nicotine. Ce qui a plus que son importance dans la perspective d'une éventuelle addiction par la vape, à laquelle croient les tenants de la théorie de la passerelle.

mardi 30 juin 2015

La vape et la lutte contre le tabagisme dans Le Courrier

La vape: alliée ou ennemie de la lutte anti-tabac?

MARDI 30 JUIN 2015

SANTÉ PUBLIQUE • La vape, chance à saisir ou menace à étouffer ? Tandis que les vapoteurs suisses veulent libérer les liquides nicotinés nécessaires au sevrage tabagique, un projet de loi vise à assimiler la vape au tabac. Enjeux d’une révolution sanitaire en marche.

photo Ch. Cornu
Le danger d’un schisme plane sur la lutte contre le tabagisme. D’un côté les tenants de l’abstinence stricte, de l’autre les tabacologues défenseurs de la réduction des risques. Près de 60% des fumeurs européens ont récemment tenté de se sevrer. L’enjeu central entre les deux approches passe par les moyens accessibles pour les sortir du tabac. L’émergence de la vape cristallise cette opposition. Autour de cet objet, des controverses sanitaires et sociales, des intérêts économiques gigantesques pour les Etats, la pharma et les cigarettiers. Au milieu, des millions de vapoteurs, pour la plupart usant de nicotine et à 98% ex-fumeurs ou fumeurs visant à se sevrer.

... lire la suite sur http://www.lecourrier.ch/130957/la_vape_alliee_ou_ennemie_de_la_lutte_anti_tabac 

ou nous contacter pour avoir une copie en pdf 

mardi 23 juin 2015

Vape Up

Dans les années '80, ils nous disaient :
La capote favorise le Sida en banalisant les relations sexuelles

Aujourd'hui, la même morale rétrograde nous assène :
La vapote favorise le tabagisme en banalisant la gestuelle

Dans les années '80, la ''promotion et la propagande'' pour le préservatif étaient interdites.

Aujourd'hui, la ''promotion et la propagande'' pour la vape vont être interdites.

Des destins brisées, des vies anéanties, des douleurs intolérables, des veuvages prématurés... Le Sida et le tabac sont deux fléaux qui se ressemblent par leur violence et leur étendues. A quelques consonnes près, l'abandon des autorités politiques et sanitaires en rejetant la vapote, comme ils avaient rejeté la capote, est aussi navrant de manque de courage, d'intelligence et de compassion.

Même registre de campagnes de prévention édulcorées jusqu'au ridicule. Même politiques de mépris et de mises à l'écart des usagers, des victimes et de leurs proches. Même discours auto-satisfaits d'experts menant des politiques d'abstinence cultivant l'échec pour toute perspective. Et même réponses de culpabilisation des victimes, même accusations de pêchés pour exonérer les autorités politiques, sanitaires et économiques de leurs responsabilités. Et des morts par milliers, et des malades par brassées.

L'irruption de ceux que l'on voulait - et que l'on veut toujours - condamner au silence, brisant les tabous et bousculant mandarins en blouse blanche ou en costards-cravates a changé la donne. Diffusion des moyens de réduire les risques du Sida et reconnaissance de certains droits aux malades, aux victimes et à leurs veufs. L'épidémie de Sida est toujours dramatique. Mais sans des organisations comme Act Up, la situation serait éminemment plus tragique*.

Les vapoteurs sauront-ils impulser une dynamique similaire contre le tabagisme ? 


* Voir le documentaire Sida, la guerre de 30 ans, Frédéric Biamonti, France 3, 2013.

dimanche 21 juin 2015

Mieux vaut un fumeur mort qu'un vapoteur vivant

Un article de Stefany Gardier pour le Matin Dimanche, nous apprend que la Ligue suisse du cancer préfère laisser mourir les fumeurs du cancer du poumon qu'en faire le dépistage.
Cancer du poumon
Il est celui qui tue le plus: 2000 hommes et 1000 femmes chaque année en Suisse. Paradoxalement, il n’existe pas de dépistage. «C’est un sujet délicat, reconnaît Jakob Passweg, président de la Ligue suisse contre le cancer. Ce cancer est majoritairement lié au tabac. La position actuelle consiste à mettre plus de moyens dans la lutte contre le tabagisme. La société estime qu’il est de la responsabilité des fumeurs de prendre en charge ce risque.» Pourtant des études montrent que l’imagerie par CT-scan permet de dépister tôt ce cancer, dont le pronostic se péjore avec le temps.
Au moins un quart de la population en Suisse (de plus de 15 ans) fume. Plus de la moitié en meurt prématurément. A l'heure où l'Etat désespère de réduire les retraites (AVS), l'élimination en masse de fumeurs, qui auront en part relative beaucoup plus cotisé, avant ou après peu d'années de retraite est une bonne nouvelle financière pour les caisses de l'Etat. Chaque année, aux côtés des 3000 morts par cancer du poumon, 6000 autres meurent de différentes maladies provoquées par le tabagisme. AVC, crise cardiaques, autres cancers, emphysèmes, bronchites etc...

samedi 20 juin 2015

L'Etat Suisse préfère notre fric à notre santé !

Dans le magazine de l'assurance CSS de mars 2015, le Pr Beda M. Stadler accuse l'état Suisse de préférer les taxes du tabac à la santé des fumeurs. Pour le directeur de l'Institut d'immunologie de l'Université de Berne, ce sont des considérations financières qui expliquent l'interdiction des liquides nicotinés et la propagande anti-vape.

Le Professeur rappelle la très faible dangerosité de la nicotine elle-même, contrairement au tabac fumé.
" Beaucoup de données scientifiques montrent que la vape est de 100 à 1000 fois moins nocive que de fumer. Des milliers de fumeurs suisses ont renoncé à leurs vices en faveur de vapeur avec un peu d'arôme. En revanche, la grande majorité des ex-fumeurs utiliserait encore de la nicotine dans la vape, car ils en sont en fin de compte déjà dépendants. Cela est compréhensible et n'est pas un mal, la nicotine ne cause ni cancer, ni aucun dommage réel sur les organes. "